Réouverture de la Cour du Sphinx au musée du Louvre

L’information est (encore) passée inaperçue. Trois mois après la réouverture de la salle 34 et 35 consacrées aux peintures françaises, voici maintenant qu’une salle d’un tout autre genre est de nouveau accessible aux visiteurs du musée du Louvre : la cour du Sphinx, située dans l’aile Denon et non loin de la sainte trinité du musée : La Joconde, la Vénus de Milo et la Victoire de Samothrace.

Cette cour, ancienne entrée des appartements des reines de France et fermée depuis un très long moment, abritait depuis sa fermeture de nombreuses sculptures antiques sorties des réserves dans le cadre du plan de prévention des risques d’inondations. Ces œuvres dissimulées sous de grandes bâches transparentes ou des caisses en bois, intriguaient les visiteurs qui tournaient alors le dos aux fresques de Botticelli et de Fra Angelico, pour jeter un œil sur ces vraies fausses coulisses. Cette cour qui doit son nom au Spinx de Tanis exposé dans ces lieux au XIXe siècle et recouverte d’une verrière en 1934, fait dans le monumental, la démesure et s’ouvre à nouveau au public. Elle abrite ainsi l’un des ensembles sculptés les plus complets du musée, avec cette frise du temple d’Artémis Leucophryène, deux bases des colonnes du temple d’Apollon Delphinios, qui ont été évidées afin de pouvoir être transportées, un Hercule et Télèphe de Tivoli (IIe siècle après J.-C.), ainsi que la muse de la Tragédie, Melpomène, découverte sur le Champ de Mars à Rome en 1496, qui tourne le dos à l’escalier Daru.

Si la sculpture n’est pas votre tasse de thé, vous pourrez vous consoler en contemplant la Mosaïque des Saisons, qui ornait autrefois une vaste pièce d’une villa à Antioche, en actuelle Turquie. Un pavement qui semble offrir une synthèse de la production hellénistique dans le domaine de la mosaïque, où les allégories des saisons cohabitent avec des frises végétales qui s’opposent au frises géométriques s’apparentant à un vaste labyrinthe vu en contre-plongée, tandis que prennent place en son centre, des scènes rurales et personnifications d’idées abstraites. Une réouverture bienvenue qui, espérons-le, sera pérenne.


Nicolas

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