L’art sur YouTube

Sur YouTube, les vues sur les chaînes musicales, gaming où humoristiques se comptent en millions, voire en milliards. Face à ces chiffres astronomiques, quelle place occupe l’art sur le site américain de partage de vidéos ? Existe-t-il des youtubeurs art ? Comment les plus grandes institutions culturelles se sont approprié la plate-forme ? Après quelques heures de navigation de chaînes en chaînes, quelques éléments de réponse.

Ta chaîne tu alimenteras

Rares sont les musées à ne pas posséder de page Facebook et de compte Twitter aujourd’hui. Conscient de la visibilité que peuvent leur apporter les réseaux sociaux, tous actualisent quotidiennement leur statut du côté du réseau social de Zuckerberg, et envahissent votre timeline en 140 caractères. Programmations, éphémérides et photographies des coulisses sont ainsi publiées chaque jour afin de prolonger l’expérience de visite et fédérer une communauté autour de l’établissement. On regarde rarement du côté de YouTube, mais les musées sont bel et bien là, et nombreux sont ceux à posséder une chaîne et proposer de nombreuses vidéos, catégorisées en playlists thématiques pour la plupart.

Des millions de vidéos sont visionnées quotidiennement, il n’y a rien de plus facile que de partager une vidéo YouTube sur un autre site ou sur les réseaux sociaux. Très vite, les musées ont senti l’opportunité que pouvait leur offrir YouTube. Une véritable vitrine sur la vie de l’institution en proposant un contenu riche visuellement et facile à partager. Au-delà des teasers d’expositions, les possibilités d’offrir une vision dynamique et plurielle du musée ne manquent pas : entretiens avec les conservateurs, coulisses du musée, accrochages lors des jours de fermeture, vie des œuvres, chroniques autour de l’histoire du musée et de ses collections. Tous se prêtent au jeu, mais certains s’en sortent bien mieux que d’autres. Petit panorama des chaînes YouTube des musées en France et en dehors des frontières.

Les musées français et YouTube : c’est compliqué

La chaîne du musée du Louvre, créée en mars 2006, compte aujourd’hui 205 vidéos, 5 409 abonnés et plus de 689 245 vues. Dernière vidéo uploadée : Le chef-d’œuvre de Jacques Saly – Musée du Louvre, qui n’est d’autre qu’un contenu promotionnel pour sa campagne de mécénat pour l’acquisition de l’Amour essayant une de ses flèches de Jacques Saly. Plus étrange, le musée postait le 6 janvier 2016 le trailer de l’exposition Une brève histoire de l’avenir, qui s’est terminé deux jours auparavant. Quel intérêt de poster le teaser d’un évènement passé ? La vidéo compte moins de 200 vues et aucun commentaire : pas un seul moment l’exposition n’aura trouvé son public.

Les teasers occupent une place prépondérante parmi l’ensemble du contenu posté, on devine que la plate-forme sert avant tout à héberger les vidéos promotionnelles qui seront diffusées par la suite sur les réseaux sociaux. Mais une chaîne uniquement composée de teasers et d’extraits de films ou documentaires relatifs à la vie du musée, peut donner une image déshumanisée d’un établissement qui se préoccupe davantage de sa communication que de la création d’un contenu original dans la veine de l’expérience proposée par la visite de ses collections. Les internautes répondent présents quand le contenu est de qualité et sort de la communication pure et simple. La vidéo la plus visionnée sur la chaîne du musée du Louvre est à ce jour La Sainte Anne de Léonard de Vinci – Leonardo Da Vinci’s St. Anne – Musée du Louvre (plus de 31 000 vues), commentaire du chef-d’œuvre de Léonard de Vinci par Vincent Delieuvin, conservateur de la peinture italienne du XVIe siècle. Aucun langage caractéristique des vidéos à succès YouTube, le rythme est lent, le montage et le ton s’approchent davantage des productions audiovisuelles dédiées aux bornes de médiation dans les musées qu’aux formats habituellement diffusés sur les réseaux sociaux, ou l’attention est moindre et la tentation de cliquer d’un contenu à l’autre rapidement beaucoup plus répandue, malheureusement. Mais la vidéo richement documentée et illustrée, séduit les internautes.

Que se passe-t-il de l’autre côté de la Seine, chez son voisin le musée d’Orsay ? L’établissement qui a ouvert sa chaîne cinq ans plus tard, propose tout naturellement moins de vidéos mais un nombre de vues beaucoup plus important : presque 1 900 000, dues en très grande partie grâce au sulfureux trailer de l’exposition Sade, qui demande confirmation de l’âge avant visionnage. Ce dernier a été visionné plus de 585 000 fois, soit presque autant de vues que toutes les vidéos de la chaîne du Louvre. Le sexe fait vendre, la formule n’est décidément pas nouvelle mais une fois encore, c’est un trailer qui sort du lot. La chaîne propose beaucoup de replays de conférences et discussions de l’auditorium. Si elles ont le mérite d’exister et offrent une solution de rattrapage aux étudiants en arts et passionnés du musée, ces vidéos peinent souvent à dépasser les 500 vues. Le potentiel du musée et de ses collections est pourtant énorme. L’impressionnisme rencontre toujours un franc succès auprès du public, on imagine une web-série composée d’une poignée de courts documentaires centrés sur la génèse des plus grandes œuvres impressionnistes de la collection, sur l’histoire à multiples rebondissements que rencontrèrent certaines toiles, boudées puis adulées, qui rencontreraient à coup sûr un franc succès chez les internautes.

Mais la réalité économique vient rattraper cette utopie de chaînes YouTube créatives pour nos musées. Investir dans le développement d’un contenu régulier et original pour une chaîne YouTube demande de lourds investissements en temps et en argent : production audiovisuelle, iconographie, les coûts peuvent très vite grimper.

Les exemples à suivre semblent se trouver de l’autre côté de la Manche et de l’Atlantique. Les musées anglos-saxons redoublent d’efforts et investissent YouTube avec un contenu beaucoup plus riche et varié.

We are on the Youtube Game

Le contraste est perceptible au premier clic sur la chaîne du Metropolitan Museum of Art de New York. Créée depuis 2007, la chaîne compte plus de 20 millions de vues et 1097 vidéos. Si le contenu est exclusivement dans la langue de Shakespeare, on ne peut prendre en compte cet unique critère dans l’établissement de ces statistiques impressionnantes. Elle a un poids incontestable dans la facilité de partage du contenu à l’international, dans tous les pays anglophones, mais la qualité du contenu y est aussi pour quelque chose.

Viewpoints: body language est une série composée de 31 vidéos qui se focalisent sur l’expression et le langage du corps des sculptures du musée. Dans ces vidéos visuellement soignées et concises, les propos des conservateurs vont à l’essentiel et dépassent rarement les deux minutes. Ce format court parfaitement adapté à YouTube, peut facilement être partagé sur les réseaux sociaux. Des cris de Marsyas au basculement du destin de l’humanité à travers la gestuelle d’Adam tenant le fruit défendu, l’approche de la sculpture par les poses, les expressions corporelles et faciales valorise intelligemment les collections de l’établissement.

Mais les web-séries ne s’arrêtent pas là. The Artist Project vise à donner un regard pluriel et contemporain sur les collections du MET. Artistes, photographes et réalisateurs livrent leur propre vision des œuvres et des artistes exposés dans les collections permanentes. Source d’inspiration, répertoire visuel, ressenti personnel face à une toile, ces courtes vidéos ne font pas que valoriser les collections du musée, elles les ancrent dans la création d’aujourd’hui. Un concept bien pensé qui ne trouve malheureusement pas son public, le nombre de vues par vidéo est ridiculement bas.

L’exemple à suivre se trouve de l’autre côté de la Manche, à Londres. Si la chaîne du British Museum n’affiche pas le record du nombre de vues (5 775 876 à ce jour), sa description est de loin la plus intéressante.

THE MUSEUM LOVES TO HEAR FROM YOU

Here’s a quick note on commenting

This channel is an open forum where anyone is welcome to contribute. Discussion is encouraged

Le British Museum conçoit sa chaine comme un véritable forum où l’échange et la discussion sont encouragés. Mieux encore, les internautes peuvent opter pour une partie de l’orientation du contenu des futures vidéos. Espace d’expérimentation et de création, l’établissement tourna quatre pilotes de web-séries aux concepts relativement éloignés, mais tous au service de la valorisation des collections. Parmi-eux, 5 things you don’t know about… emprunte les codes propres à YouTube pour créer un concept original : il alterne les phases entre un interlocuteur facecam et un entretien avec un conservateur qui développe les questions posées précédemment. Dans ce premier pilote, il est question de l’histoire du pénis chez nos ancêtres. Le contenu ne manque pas d’humour (la prestation du conservateur Ian Jenkins est irrésistible) et de documentation. La description de la vidéo contient tous les liens vers les bases de données du site pour asseoir sa soif de connaissance sur le pénis… en lien avec les collections du British Museum. Le pilote a remporté le suffrage des internautes, suivi de très près par Curator’s Corner, proposition d’émission où la caméras s’invitait dans le bureau des conservateurs.

La chaîne du musée propose également différentes playlists thématiques autour de ses collections, alternant entretiens avec les conservateurs, mouvements des œuvres lors des jours de fermetures et présentation des techniques de conservation préventive, entre autres.

Le British Museum semble avoir trouvé le parfait équilibre dans son contenu. Tout en proposant aux internautes de nombreuses vidéos scientifiques, au rythme lent, propre aux documentaires audiovisuels, il regarde ce qui marche sur YouTube, emprunte les codes qui fonctionnent (facecam, format court, ton légèrement décalé) et renouvelle son discours. La chaîne apparaît alors comme un espace de création, le musée comme un lieu plus vivant que jamais où les conservateurs et les équipes du musée se livrent à la caméra. Une chaîne YouTube vivante et dynamique reflète l’image que le musée souhaite véhiculer sur les internets, et le British Museum l’a parfaitement compris.

Des moyens plus importants sont employés chez les institutions anglos-saxonnes pour le développement des chaînes YouTube de certains de leurs musées, et le résultat ne se trouve pas seulement du côté du nombre de vues sur chaque vidéo, mais également sur la qualité et la richesse du contenu proposé qui offre une visibilité avantageuse au musée, une image jeune et dynamique, sans jamais se trahir.

Retour en France

Mais employer de grands moyens dans la production et un ton décalé ne fait pas tout : le résultat peut parfois décevoir. Quand le Grand Palais collabore avec le youtubeur John Rachid pour assurer la promotion de ses expositions temporaires, le résultat est très maladroit. Si l’attention est tout à fait louable de vouloir s’adresser à une cible différente du public habituel, la sauce ne prend pas. Trop léger pour être instructif, trop auto-censuré pour être véritablement drôle, le youtubeur ne fait mouche nulle part. L’humoriste accumule les clichés, difficile de trouver qui fut séduit par ces vidéos réalisées avec une agence de production audiovisuelle. Vouloir jouer l’institution branchée en caricaturant les jeunes et en définissant l’Impératrice Joséphine comme empereur avec des nichons, on y trouve davantage un sentiment de malaise que d’amusement. Le Youtubeur au 85 000 000 de vues sur sa chaîne personnelle, ne dépasse pas les 20 000 vues sur ces vidéos, là où ses vidéos humoristiques avoisinent généralement le million de vues. Les expos de Victor ne seront pas reconduites, mais le Grand Palais réitéra l’expérience youtubeur en proposant une série de courtes vidéos promotionnelles en collaboration avec Samaï Cedlart. Un nom parmi le microcosme des youtubeurs art français, qui vont nous intéresser maintenant.

YOUTUBARTS

Derrière chaque youtubeur se cache un internaute armé d’une caméra, commençant en simple amateur avant de professionnaliser son activité et engranger des revenus grâce aux publicités (et placements produits). Si de nombreux internautes produisent du contenu sur la plate-forme d’hébergement de vidéos, peu arrivent à en vivre. Si les youtubeurs français les plus populaires ne sont plus à présenter, il reste à savoir si certains se sont spécialisés dans l’art. Peut-on parler dans la langage YouTube, à savoir facecam et dans un format court de création artistique ? Existe-t-il des concepts innovants propre à la sphère artistique? Les internautes choisissant l’art comme thème principal de leur chaîne YouTube se comptent sur les doigts de la main, et ne bénéficient pas d’une grande audience. Parmi eux, on trouve S.O.S Art, créé par Selrahc et Madame B. Crée en 2014, la chaîne compte 215 abonnés, 29 vidéos qui comptabilisent plus de 9 500 vues. Passée la vidéo de présentation extrêmement maladroite, on trouve toute une série de vidéos centrées sur les idées et réflexions qu’engendrent la création artistique. Certains contenus visent à balayer les idées reçues sur une époque où un style architectural, comme la vidéo consacrée au gothique, depuis la fondation des premières cathédrales à la mode vestimentaire d’aujourd’hui. Le contenu se veut pédagogique et solidement illustré, tout en s’autorisant quelques gimmicks geek de temps à autres. Si quelques lenteurs dans le rythme montrent que le concept se cherche encore, la vidéo cherche avant tout à changer le regard de l’internaute sur le gothique et son appropriation par le fantastique, passant aux yeux du grand public d’un style qui inondait ses architectures de lumières derrières ses façades polychromes à une mode plus ténébreuse. Le nombre de vues pour cette vidéo ne dépasse pas les 500. Pourtant, les rares commentaires applaudissent l’initiative et témoignent de ce manque de chaînes dédiées à l’art sur YouTube.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce nombres de vues très faible : absence de compte Twitter de la chaîne, rythme des publications Facebook irrégulier : animer une chaîne YouTube ne consiste pas seulement à uploader son contenu, il faut se construire et animer une communauté, cela requiert une masse de temps non négligeable dont tout le monde ne dispose pas, la production de ces vidéos étant dans la majorité des cas, réalisée à côté d’une activité professionnelle.

La caution scientifique peut également être un frein. L’internaute dit-il vrai ? Quelles sont les sources des informations qu’il dispense dans ses vidéos ?

Ces chaînes art sont avant tout alimentées par des passionnés qui se tournent vers la création sur YouTube plus pour le désir de partage, que celui de faire exploser le compteur de vues. Dans la description de sa vidéo sur le gothique, l’internaute fournit une webographie sur laquelle s’est construit son propos.

La durée de ces web-documentaires avoisinent les dix minutes. Si l’on est loin de la durée des documentaires professionnels dépassant facilement la durée d’une heure, cela reste long pour YouTube. Il est difficile de partager et d’inciter ses contacts à rester dix minutes devant une seule vidéo, là où la concentration s’est beaucoup perdue sur Internet, et où le format court, ultra monté et facile à partager s’est largement démocratisé. Mais difficile voire impossible de tracer l’histoire du style gothique à travers les siècles en moins de trois minutes.

Certaines chaînes sortent des salles des musées pour s’intéresser à la dimension artistique d’œuvres qui ne se trouvent pas sur les cimaises, mais  côté des jeux vidéo. Samaï Cedlart explore sur sa chaîne qui cumule plus de 370 000 vues, les relations entre l’art et jeu vidéo. Esthe’t Geek s’interroge sur la notion de contemplation dans les jeux vidéo, sur l’identité visuelle de certaines créations, sur le traitement de la lumière… En insérant certaines séquences de jeu dans un cadre de bois traditionnellement réservé à la peinture, la youtubeuse aborde l’art à travers une thématique transversale, mais dont la création et la direction artistique font partie intégrante du processus créatif d’un jeu, au même titre que la musique et le game-design. Pour traiter le thème de la contemplation, elle n’hésite pas à mettre en relation le jeu Journey et les performances de Marina Abramović. Quelques notions fondamentales des arts plastiques sont abordées à travers un médium beaucoup plus accessible et qui parlera à un plus grand nombre d’internautes. Il y a bien plus de ponts entre les beaux-arts et la culture populaire que l’on ne le croit…

Une formule qui a visiblement séduit le Grand Palais qui fit appel à la youtubeuse pour promouvoir ses expositions temporaires à travers une série intitulée Samaï s’affiche, qui décrypte l’histoire et le sens des œuvres présentes sur les affiches qui inondent la capitale. Le concept est beaucoup plus efficace que Les expos de Victor, emprunte tous les codes populaires de YouTube (format court, face caméra et avec une pointe d’humour) tout en restant documenté et ne tombant jamais dans la caricature.

Il est possible de parler d’art sur YouTube sans y dédier sa chaîne. Dany Caligula apporte avec intelligence son regard sur l’art, sur ce qu’il peut apporter à chacun de nous si l’on parvient à le « remettre au centre de nos vies ». C’est en s’éloignant du discours didactique que se renouvelle le discours propre à l’art sur YouTube, trop souvent cloisonné aux documentaires amateurs. Chacun peut y livrer, face caméra ou non, son ressenti à la sortie d’une exposition, ses émotions face à une œuvre choisie. Le youtubeur cinéma Le Fossoyeur de Films se livre régulièrement à des critiques de films appelées les « après-séances ». Un concept similaire dans la sphère artistique est encore à construire, nombreux sont les blogs à se lancer dans les comptes-rendus et critiques d’expositions, mais aucun internaute n’a encore poussé le concept devant la caméra, exceptée la youtubeuse Solange te parle qui livre tous les mois dans son bilan culturel, ses ressentis après ses expositions du mois.

Parallèlement à la sphère amateur, la chronique culturelle Tableauscopie transforma parfaitement l’essai en transposant son émission radio sur Youtube. En moins de trois minutes, les visiteurs du musée livraient leurs impressions sur une toile d’un musée qui n’était dévoilée qu’aux auditeurs et internautes dans les dernières secondes. Le crayon d’Elene Usdin transpose la toile sur le papier, mais aussi les propos des visiteurs en courbes et perspectives pour révéler progressivement la composition finale. Le concept est aussi simple qu’accrocheur et se prêtait parfaitement à la plate forme. Les informations sur la vie et l’œuvre de l’artiste se mêlent aux propos des visiteurs, le compromis semble parfait. Un regret : l’émission ne fut pas reconduite par Radio France.

L’art peut sortir de la sphère des sites amateurs et des blogs pour connaître un nouveau discours, une nouvelle forme de partage sur YouTube. Chronique culturelle, critique d’exposition, focus sur une œuvre avec un angle innovant, visite en immersion dans les salles, les possibilités sont nombreuses. La vidéo demande certes des moyens matériels plus importants, apporte des contraintes supplémentaires, mais elle peut néanmoins apporter un discours neuf, riche, plaisant à regarder et facile à partager. Les musées se tournent de plus en plus vers la plate-forme d’hébergement de vidéos en ligne pour tisser un lien avec les internautes. Pendant que le British Museum tourne des pilotes adoptant les codes visuels des vidéos les plus populaires sur le site, le musée du Louvre convie certains grands youtubeurs français dans ses salles un jour de fermeture. Il y a de nombreuses cartes à jouer sur YouTube pour l’art, le terrain est pour l’instant une vaste friche qui n’attend plus que des internautes armés d’une caméra, d’une créativité aussi solide que son attrait pour l’art et son histoire.

Nicolas Alpach

twittermail

One thought on “L’art sur YouTube

  1. J’aimerais compléter les informations partielles (partiales ?) sur la chaine du Grand Palais.
    https://www.youtube.com/user/Rmngrandpalais

    Quelques chiffres omis donc :
    / Créée le 19 mars 2012
    A ce jour :
    5199 abonnés
    2 644 935 vues
    Moyenne de diffusion/an : + de 100
    Nbre de vidéos : 485 (contre 205 pour le Louvre créée 6 ans plus tôt)
    (ttes traduites en anglais depuis plus d’un an).
    Nbre de playlist : 79

    / Nos initiatives :
    => Des teasers à chaque exposition depuis sept. 2012 (Avicom d’or 2015)
    Petit florilège : https://vimeo.com/141046370/settings/privacy

    => Des formes innovantes :
    Ex : Les Pablos : https://www.youtube.com/watch?v=OD93HEUD2b8&feature=youtu.be

    => Des Formats innovants :
    2015 : MOOC Picasso : http://www.grandpalais.fr/fr/article/mooc-picasso-inscrivez-vous-des-maintenant
    2014 : MOOC impressionniste : http://www.grandpalais.fr/fr/article/mooc-impressionniste-cest-parti
    (alors que vous regrettez qu’Orsay n’ai pas d’initiative dans ce domaine)

    => Des Initiative Réseaux sociaux :
    La dernière : Live stream Facebook Picasso (1ère en France) http://www.grandpalais.fr/fr/article/retrouvez-les-videos-de-la-visite-de-picassomania-avec-diana-widmaier-picasso

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s