[Lieux inexplorés du Louvre] La Petite galerie de l’Académie

Pour ce nouveau lieu inexploré du musée du Louvre, pointculture vous emmène dans l’aile Richelieu et plus précisément dans une des salles qui entoure la cour Puget. Nous sommes au XVIIIe siècle et l’Académie royale de Peinture et de Sculpture existe depuis quelques années déjà (1648).

Salle 25 du rez-de-chaussée de l'aile Richelieu. Paris, musée du Louvre. © Damien Tellas
Salle 25 du rez-de-chaussée de l’aile Richelieu. Paris, musée du Louvre. © Damien Tellas

Afin d’entrer dans cette académie, il faut d’abord fournir un morceau d’agrément (habituellement en terre cuite ou en plâtre). Si le jury décide d’agréer l’artiste, il lui faut ensuite fournir un morceau de réception, cette fois-ci en marbre – le marbre étant plus noble que le bronze. Le sujet choisi est souvent le même pour l’agrément et le morceau de réception.

La salle que vous je présente aujourd’hui regorge d’un grand nombre de morceaux de réception des artistes reçus à l’Académie entre 1704 et 1793. Pourquoi ces dates si précises ? Bien souvent en histoire de l’art, l’entrée dans un nouveau siècle coïncide avec de nouvelles pensées en termes d’art ; ce que l’on nomme parfois abusivement de nouveaux « courants artistiques ». Quoiqu’il en soit, entre le XVIIe et le XVIIIe siècle, la technique du morceau de réception à l’Académie se transforme. D’abord un bas-relief, au XVIIe siècle (dès 1704) les artistes présentent désormais des rondes-bosses au XVIIIe siècle. La salle s’achève en 1793, date à laquelle l’Académie royale fut supprimée pour créer en 1816 l’Académie des beaux-arts…

Vous avez dit sculpture ? Aussi fort qu’est le XVIIIe siècle français, les œuvres – superbement mises en valeur par des murs verts-gris – sont d’une qualité parfois troublante. Généralement de moins d’un mètre, les sujets sont très variés : allégories (Un fleuve, Jean-Jacques Caffieri), religieux (Saint Sébastien, François Coudray) ou historiques (Caton d’Utique, Philippe-Laurent Roland) mais essentiellement mythologique (La Mort de Didon, Augustin Cayot).

Ainsi, il ne me reste plus qu’à vous encourager à vous rendre dans cette salle, où la blancheur des marbres séculaires ne pourra qu’attirer votre œil sur un détail… Les lumières provenant de la rue de Rivoli entrant par la droite et celle plus chaude de la cour Puget venant de la gauche permet des jeux de lumière parfois saisissants sur ces marbres qui se parlent tous entre eux…


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Damien – Rédacteur
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2 réponses sur « [Lieux inexplorés du Louvre] La Petite galerie de l’Académie »

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