Ces expositions à ne pas oublier I

Une nouvelle fois, le grand cru 2014 est riche en expositions et évènements culturels. Entre Nuit des Musées, soirées SMV, la Museum Week et moult expositions… Souvenez-vous de nos expositions à ne pas manquer en 2014. Ces expositions font actuellement l’objet d’une médiatisation parfois outrancière (RMN, Louvre) au grand dam de ces petites expositions, qu’il ne nous reste plus qu’à vous présenter. Qu’on se le dise, les meilleures expositions ne sont pas (forcément) synonymes de grand musée.

François Gérard (1770-1837),  Hortense, reine de Hollande avec le Prince royal de Hollande (détail), © RMN-GP / Gérard Blot
François Gérard (1770-1837), Hortense, reine de Hollande avec le Prince royal de Hollande (détail), © RMN-GP / Gérard Blot

François Gérard (1770-1837) portraitiste, « peintre des rois, roi des peintres » – château de Fontainebleau (77), du 29 mars au 30 juin 2014

Le XIXe siècle est d’une richesse incontestable. Des élèves de David aux « réformateurs » de la peinture française, Géricault, Delacroix et Ingres, Chassériau jusqu’à Courbet, la peinture française de la première moitié du XIXe siècle connut de profondes transformations. Si bien que chaque peintre proposa et défendit sa propre vision de la peinture. François Gérard, souvent laissé sur le banc de touche, est le grand portraitiste du XIXe siècle. Portraitiste de l’Empereur des Français et de sa famille, il était temps que cet élève du divin Jacques-Louis David ait sa propre rétrospective afin de prouver non sans mal, son détachement au davidisme et son apport à la peinture française.

© Musée du Quai Branly / Gautier Deblonde
© Musée du Quai Branly / Gautier Deblonde

Indiens des Plaines – musée du Quai Branly (Paris), du 8 avril au 20 juillet 2014

Plus de 130 œuvres de l’Amérique préhispanique sont réunies à Paris pour offrir une autre vision que celle véhiculée par le cinéma hollywoodien. Les Indiens des Plaines (Cheyennes, Sioux, Comanches, etc.) sont les peuples des États-Unis tels que nous les connaissons aujourd’hui. Arpentez donc les couloirs du très contemporain Quai Branly afin de découvrir à quoi correspond cet « art » amérindien entre peaux peintes, cornes de bison et bien entendu ces coiffes en plumes.

El Greco, Pietà, huile sur toile, 1592, H. : 120 ; L. : 145 cm., coll. part.
El Greco, Pietà, huile sur toile, 1592, H. : 120 ; L. : 145 cm., coll. part.

Le Grec de Tolède, peintre du visible et de l’invisible – musée du Greco de Tolède (Espagne), jusqu’au 14 juin 2014

Définir le courant maniériste, ce long courant d’envergure européenne est un travail de dur labeur. Néanmoins, pour en découvrir ne serait-ce une partie, rendez-vous en Espagne (oui, en Espagne !) pour fêter les 400 ans de la mort du célèbre peintre Le Greco (1541-1614). La plus grande rétrospective organisée pour le peintre espagnol qui n’ait jamais été organisée entre les murs du musée de Santa Cruz. Peintre de la touche libre, du coloris froid et lumineux, au canon si personnel, Greco est un artiste fondamental de l’histoire de l’art.

Victor Hugo, v. 1875.
Victor Hugo, v. 1875.

L’âme a-t-elle un visage ? – Maison de Victor Hugo (Paris), du 17 avril au 31 août 2014

Ce n’est pas une exposition artistique mais plutôt littéraire qui vous attend dans la maison de Victor Hugo. Ce charmant musée de la Ville de Paris – à l’instar du Musée national Eugène Delacroix – est l’endroit privilégié pour découvrir le célèbre poète. À travers L’Homme qui rit (1869), l’exposition se pose plusieurs questions. Que devient l’œuvre d’un poète après sa publication ?

© Adrien Lévy-Cariès
© Adrien Lévy-Cariès

Marie-Paule Nègre, Françoise Huigier, Adrien Lévy, Katia Maciel – Maison européenne de la photographie (Paris), du 4 juin au 31 août 2014

À travers ces quatre noms peu connus du grand public, plongez-vous dans leur monde. Un monde ou plutôt des mondes qu’ils ont créés ou repensés grâce la photographie. « Mine de rien… » (Nègre) « Pince-moi, je rêve » (Huigier) pour sortir du lyrisme de la poésie, « Pourquoi partir ? » (Lévy) le Robert Doisneau du XXIe siècle, et enfin « Répétition(s) » (Maciel) le titre parle de lui-même.

doisneau-liberation
Robert Doisneau, Libération de Paris, 1944.

Paris libéré, Paris photographié, Paris exposé – musée Carnavalet (Paris), du 11 juin 2014 au 8 février 2015

On l’aura compris, l’anniversaire d’une naissance, d’une mort ou d’un évènement est le prétexte idéal à organiser une exposition (Auguste, Joséphine, Le Greco…). À cet effet, l’anniversaire de la Libération du 25 août 1944 le devient. C’est un Paris libéré, alors photographié par les plus grands noms (Doisneau, Zuber, Séeberger) et aussitôt exposé. Cette exposition fait surgir un souvenir, celui de l’exposition organisée dans le même lieu, le 11 novembre 1944.

N’étanchez pas votre soif d’expositions, nous vous préparons un second billet sur ces expositions qui n’attendent que vous…


damien
Damien – Rédacteur
> Tous ses articles
> Twitter

Une réponse sur « Ces expositions à ne pas oublier I »

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s