Istanbul : la Turquie occidentale et orientale, historique et religieuse, touristique et culturelle

La culture ne se résume pas à Paris. Point Culture entend bien faire découvrir à ses lecteurs de nouveaux horizons ; une culture internationale. Byzance dominée par les Grecs en pleine Antiquité, Constantinople du IVe au XVe siècle habitée par le christianisme de l’Empire romain d’Orient et enfin Istanbul (en 1930) prise par les Turcs (en 1453) et convertie à l’islam ; cette ville cosmopolite et historique de Turquie recèle de nombreux secrets.

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Istanbul tente de rentrer dans l’Union européenne depuis bien des années en vain. Istanbul, c’est avant tout un passé, mais aussi un futur du fait de ses nombreux travaux qui abondent aux quatre coins de la ville. C’est également un pays idéal pour découvrir la religion musulmane, étant relativement modérée comparativement aux pays musulmans du sud.

Ainsi, Istanbul ce sont des moquées. Il y a sans cesse une mosquée dans le champ de vision du visiteur. Monumentales, ou plus modestes, elles se remarquent par la présence de minarets (la plus part du temps aux quatre angles du complexe) – permettant l’appel à la prière. C’est un moment surprenant au début. Dans la ville entière, des sons jaillissent des haut-parleurs invitant le fidèle à la prière.

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On ne peut que parler de Sainte-Sophie (Ayasofya Müzesi, 25 TL, 8 €), une fierté pour les Stambouliotes. De la première moitié du IVe siècle, elle n’a cessé de grandir pour devenir une mosquée, et un musée à l’époque contemporaine. En continuels travaux et supportée de monumentaux échafaudages à l’image de sa coupole de plus de trente mètres ; le gouvernement entend la transformer en mosquée à nouveau. Pile en face, la Mosquée bleue (Suitanahmet Camii, entrée gratuite étant toujours en fonction, chaussures interdites et voile de rigueur pour ces dames), la plus grande, majestueuse et sans doute la plus élégante des mosquées, la première d’Istanbul. Entre ces deux mosquées vous vous retrouverez sur une place jouxtée de deux obélisques égyptiens (anciennement l’hippodrome de Constantinople). On dénote également, la mosquée Süleymaniye (Süleymaniye Camii), Sainte-Irène (Hagia Irene), etc., en définitive, de mosquées à n’en plus finir coiffées de coupoles pour ses près de 15 milion d’habitants ! Ainsi, ville historique entendons, ville artistique.

Deux musées ont marqué notre attention. En premier lieu, le Musée archéologique d’Istanbul (Istanbul Arkeoloji Müzeleri, 10 TL, 3,20 €). Bien que la muséographie souffre parfois d’une terrible cohérence, le musée compte quelques pièces essentielles de l’art greco-romain. Une façade inspirée du monument des Néréides, de nombreux sarcophages royaux, des caryatides de l’Érechthéion d’Athènes, une tête de l’empereur Auguste entre autres. Le second musée, est le Musée d’art moderne (Istanbul Modern, 9 TL, 3 €), étonnement situé dans une zone industrielle vétuste, il est, pourrait-on dire, une version plus petite de notre Centre Pompidou national. Des œuvres majoritairement du XXe siècle y sont exposées. Les artistes assez méconnus (car, artistes nationaux) n’empêchant cependant pas une approche de l’art contemporain.

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Entrons dans la ville touristique, commerciale. Ces souks populaires dans lesquels se multiplient de petites boutiques aux babioles à bas prix (pas tout le temps !). Le plus connu, porte un nom français Le Grand Bazar. Très largement repérable sur une carte, c’est un labyrinthe voûté, où se côtoient touristes et Stambouliotes. Les prix doivent bien entendu être négociés. Parlant un anglais plus ou moins correct, les marchands exagèrent souvent leurs tarifs selon la tête de l’acheteur. Ainsi, il ne faut pas hésiter à proposer un prix, qui, la plupart du temps, est étonnement accepté. Mais que trouve-t-on ? De la porcelaine peinte à la main, à la petite lampe orientale, aux porte-clés nazar boncuk, en passant par l’habillement contrefait, et bien entendu, ces boutiques dont les murs sont remplis d’épices et thés parfumant l’endroit agréablement.

Prenez ensuite un taksi (la ceinture de sécurité est souvent absente), qui vous amènera près de la mer de Marmara, au palais Topkapi (de 15 TL, 4 €, à 100 TL, 32 € ; selon les désirs de visite). Un écrin architectural du XVe siècle, palais luxueux, jardins fleuris, pièces d’orfèvrerie et mobiliers d’antan, harem ; un lieu totalement dépaysant si le soleil se pose sur votre tête. Une architecture islamique faite d’arcs brisés, aux murs recouverts de carreaux dont les motifs végétaux et abstraits ornent le palais entier.

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Tout au long de ce voyage, vous ne pourrez que constater la gentillesse des Turcs. Demandez votre chemin, pas un ne refusera de vous aider avec le sourire. En apparence, le pays est dénué de violence et de vols. Les rues propres ont souvent une particularité. Un thème. Oui, il n’est pas rare de tomber dans une rue où seront flanquées des boutiques de sous-vêtements ou alors uniquement d’articles de pêche, ou même d’instruments de musique ! Dans ces rues thématiques, en partie, certains pourront s’étonner également de la présence de chiens et chats – également présents dans les parcs, et même dans les monuments. Ces animaux domestiques sont répertoriés comme nos vaches normandes (la comparaison est faible, mais réelle). D’une douceur incroyable, ces animaux ne demandent qu’amour et chaleur. Fort heureusement, les restaurateurs et vendeurs se chargent de déposer des croquettes devant leurs portes dès qu’ils les aperçoivent.

Tout au long de ce voyage, n’oubliez pas les essentiels : un jus de grenade, un kebap, quelques loukoums, empruntez le marmaray (le tramway), un thé turc accompagné d’une chicha.

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Les prix y sont très bas, permettant un voyage économique. Une nuit dans un deux étoiles à Paris correspond très nettement à trois nuits dans un quatre étoiles à Istanbul. Malgré la pauvreté qui règne dans certains quartiers, les rives du Bosphore l’été ne peuvent qu’émerveiller. Au loin, les grandes et prestigieuses mosquées rythment le paysage. On tombe aisément sur un Turc ravi d’échanger avec vous quelques notes de français. Cette ville chargée d’histoire ne demande qu’à être découverte. Quelques jours suffisent afin d’assurer un dépaysement à un Occidental.

L’été, le tourisme est assez attiré par la Turquie et sa région, la Cappadoce. Idéalement le printemps, la température ne peut y être qu’agréable. Ce court aperçu de la ville reliant l’Orient à l’Occident aurait le mérite d’être largement développé. Point Culture espère vous avoir donnés l’envie de voyager ou de vous avoir faits rêver…

2 thoughts on “Istanbul : la Turquie occidentale et orientale, historique et religieuse, touristique et culturelle

  1. Istanbul m’a profondément marquée lors de mon séjour universitaire à l’Université Galatasary. Je conserve des souvenirs extra de mes visites, de la gentillesse des turcs, et de la nourriture. Je rajouterai un immanquable à ne surtout pas oublier, le simit !

    1. Merci pour votre commentaire ! Istanbul est une ville formidable comme il y en a beaucoup à découvrir. Nous sommes heureux de savoir que l’article vous a rappelé des souvenirs. 🙂

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