Roman d’une garde-robe : le chic d’une Parisienne de la Belle Époque aux années 30

Point Culture s’est rendu à la première nocturne organisée par le musée Carnavalet. Situé en plein cœur de Paris, le musée mérite cette place du fait de ses collections : musée de l’histoire de la Ville de Paris ; et ce de la Préhistoire à nos jours. Conjointement à ses collections permanentes, le musée du Marais a orchestré une exposition hors les murs du Palais Galliera (musée de la Mode de la Ville de Paris) : « Roman d’une garde-robe : le chic d’une Parisienne de la Belle Époque aux années 30. » 

C’est dans une ambiance très conviviale que les fans de la page Facebook eurent le privilège de découvrir l’exposition, la nuit tombée en présence d’agréables organisateurs. Très éclectique, l’exposition est une véritable découverte pour tout ignorant de l’histoire de la mode. Effectivement, y sont présentés pas moins de 140 accessoires allant du chapeau aux bijoux, 70 robes toutes aussi surprenantes les unes comme les autres, une centaine de photographies, 70 documents (lettres, albums, etc.), mais aussi des beaux-arts comme des estampes et gravures ; et six peintures – montrants le « chic d’une Parisienne de la Belle Époque aux années 30 ». 

« Roman d’une garde-robe » présente un thème peu commun parmi les expositions parisiennes, mais tout aussi intéressant. Alice Alleaume ouvre les portes de sa garde-robe. Chéruit, Worth ou bien Lanvin, Hellsterne, Alphonsine, Marcelle Demay, Madeleine Panizon, Le Monnier ; autant de noms peu connus de nos jours mais qui – en son temps – étaient marque de prestige sur la place Vendôme. C’est pourquoi, ces pièces furent portées par la mère Adèle et la sœur Hortense Dumas-Baudron de notre protagoniste.

Paul César Helleu, Portrait de Madame Chéruit, 1901, Bibliothèque nationale de France, Paris.
Paul César Helleu, Portrait de Madame Chéruit, 1901, Bibliothèque nationale de France, Paris.

Le parcours en main, l’organisation de l’exposition paraît alors très claire. En effet, dans un premier temps, « les prémices » ainsi que la garde-robe d’Alice allant de 1900 à la fin de la Première Guerre mondiale. Ensuite, dans une deuxième partie, le visiteur découvre la mode dans le monde parisien. Après quoi, l’exposition se poursuit alors qu’Alice Alleaume se voit être première vendeuse chez Chéruit – jouxtant plusieurs petites salles. Enfin, dans la dernière partie de l’exposition, nous pouvons découvrir les années 30. Un parcours à la fois thématique mais surtout chronologique.

Revenons aux années 1900, les robes exposées dans des vitrines sont celles d’Alice qui n’a qu’une vingtaine d’années. Mais également, de sa mère et sa sœur comme mentionnées précédemment. Cette première partie montre comment le milieu familial de la jeune modeuse eut une influence sur sa carrière professionnelle future – chose que le spectateur ne comprend pas forcément d’entrée de jeu, étant donné l’émerveillement de certaines pièces. Bien oui, sa mère était une couturière et sa sœur Hortense, vendeuse dans une grande maison. Il apparaît naturel désormais que le destin de la jeune Alice était alors tout tracé.

Après avoir parcouru l’espace consacré à Paris et ses grandes et luxueuses maisons de haute couture, vient une section qui s’avérerait presque être au cœur de l’exposition. Effectivement, le visiteur découvre en détail la maison Chéruit dans laquelle Alice Alleaume travailla en tant que vendeuse. Il nous est parvenu pour cause, les détails de ses ventes sur un papier jaunît qu’elle réalisa chaque jour. On se rend compte de façon évidente l’élégance et le raffinement dont usait notre actrice. Enfin, les années 30. Alice a vieilli et est devenue une « Parisienne » à la mode. Une garde-robe très variée, aux goûts originaux et divers ont constitué son patrimoine.

En définitive, cette exposition se révèle être très surprenante. À la fois, pour le non-averti qui découvre une gamme de vêtements qui frôlent les cent ans ; mais aussi, pour le féru d’expositions qui pénètre dans un autre monde que les beaux-arts.

Au vu des rares reproductions photographiques des œuvres et éléments de l’exposition, nous vous proposons de vous rendre sur le site officiel du musée Carnavalet (au bas de la page), ou encore de vous rendre en personne à l’exposition !

Retrouvez aussi une vidéo de présentation de l’exposition. Ainsi que des photographies de l’exposition sur le site officiel du Palais Galliera.

Roman d’une garde-robe, le chic d’une Parisienne de la Belle Époque aux années 30
Musée Carnavalet
23, rue Sévigné
75 003 Paris
17 octobre 2013 – 16 mars 2014
Site du musée

2 réponses sur « Roman d’une garde-robe : le chic d’une Parisienne de la Belle Époque aux années 30 »

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