Frida Kahlo – Diego Rivera : L’art en fusion

Frida Kahlo painting

C’est au musée de l’Orangerie que je vous amène. La scénographie est relativement bien pensée. Le vestibule de l’exposition consacré à Diego Rivera (son époux) apparaît comme une « introduction » à l’exposition ; répartition des salles un peu en désordre, la plupart sont recouvertes de peintures aux couleurs vives qui peuvent surprendre aux premiers abords, mais tout compte fait, sont en cohérences avec l’idée dont nous nous faisons du Mexique. Aussi, au centre de la salle principale se trouve quatre murs qui renferment les toiles peintes lors de ses immobilisations (dues à un état physique décadent).

Envahis par le troisième âge, nous continuons la visite entre cactus et cadres de coquillages. Il est une point remarquable dans cette rétrospective, c’est la personnalité de l’artiste. Pour les las de l’art contemporain, entre cubisme, futurisme et autres dadas ; Frida ne s’inscrit – à mon sens – pas réellement dans ces courants. Certaines toiles peuvent s’apparenter à un surréalisme « pardonnable » si l’on en comprend la portée symbolique. Effectivement : il est essentiel de s’intéresser un tantinet à sa vie pour en comprendre son œuvre.

Frida KahloC’est ainsi par surprise que dans l’Hôpital Henry Ford, Frida allongée sur un lit perdu et d’où s’émanent d’elle un fœtus, un escargot, etc, semble surréaliste. Ceci est pardonnable pour un réticent d’art contemporain que je suis. Le fœtus c’est tout simplement le deuxième qu’elle perd et la toile en elle-même est à l’image de ses répercussions physiques et psychologiques.

Avec une grande surprise on se remet en question. Sorte de petites icônes chrétiennes, aux inscriptions murales « Christ, ex-votos », il y a donc bien un art empreint à la chrétienté. Oui, il paraît évident devant les dimensions de Double portrait, Diego et moi (12,3 x 7,4 cm) que Frida s’est inspirée de ces petites icônes.

De la nature morte au portrait familial, paysages industrialisés, emprunte politique, représentation d’une société mexicaine au XXe siècle et bien entendu autopsychanalyse ; mais aussi croquis, photographies, sans oublier reproduction des fresques de son muraliste compagnon.

Cette exposition est extrêmement riche quoiqu’elle ne compte pas de nombreuses toiles, ceci dû à sa disparition peut-être prématurée, disparition d’une artiste passionnante et bien trop modeste.

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« J’espérais tant avoir un petit Dieguito qui pleurerait beaucoup. Maintenant que ça s’est produit, il n’y a rien à faire que l’accepter. »
Frida Kahlo.

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