#042 // La journée nationale de l’Archéologie 2013

Si Paris est une ville traversée par l’Histoire, il reste bien peu de vestiges de ses fondements. Les projets d’urbanisation multiples, du Moyen-Age jusqu’à la l’anéantissement/l’embellissement (choisissez) de la ville par le baron Haussmann, nous laissent bien peu de sources archéologiques sur Paris (appelons là Lutèce) durant l’Antiquité, et ses siècles antérieurs. Les reconstitutions sont nombreuses, à partir des quelques vestiges dont nous disposons encore, les plus connus étant bien sur les Arènes de Lutèce dans le Vème arrondissement, ainsi que les Thermes de Cluny. De nombreuses conférences et expositions étaient organisées ce weekend à Paris, pour éclairer le public sur l’archéologie, les buts des recherches, les enjeux, les difficultés rencontrées par la profession, face à l’incessante urbanisation. Et la curiosité des visiteurs s’est tournée vers un site de fouille situé sur l’île de la Cité, ouvert exceptionnellement au public, afin d’y présenter les travail et les objectifs de ce site bien particulier.
Une équipe composée de quelques archéologue y travaillera pendant cinq (petits) mois, dans le but d’y trouver principalement une chose : Des vestiges gaulois. Car si Jules César attribua la Lutèce Gauloise à ce lieu, aucun vestige gaulois n’y fût découvert. Problème. Si la vie gallo-romaine de Lutèce, et son développement au cours du IVème siècle après J.-C n’est plus à démontrer, rien ne nous permet d’établir concrètement l’établissement du peuple Gaulois sur cette île, avant l’entrée des Romain en Gaulle, et l’hypothèse que les origines de la ville se situeraient à Nanterre, est de plus en plus prononcée par quelques archéologues.
Après une bonne demi-heure d’attente, l’on se retrouve face à ce site, et deux archéologues nous présentant chaque recoin de la parcelle de terrain étudiée, et à quoi ces ruines correspondent. Ruines de l’églises Saint-Eloi, tuiles, céramiques, probables séparations entre deux maisons, le niveau antique n’est pas véritablement encore atteint, et il reste encore quelques semaines aux archéologues pour espérer y trouver des éléments permettant gaulois. Les archéologues présents sur place étant dans tous les cas, très ouverts et à l’écoute du public, et venaient jusqu’à la file d’attente communiquer avec les visiteurs, pour pallier l’attente parfois longue sous ce temps pluvieux. Une très bonne expérience, enrichissante, face à ces vestiges qui seront malheureusement recouverts de béton et d’un nouvel immeuble dans les mois à venir. C’est la toute la difficulté rencontrée par les archéologues, étudier les vestiges du passé sans pouvoir empêcher les constructions de l’avenir.
 

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