#038 // Julio Le Parc, au Palais de Tokyo

L’art cinétique est très en vogue ces derniers temps. Dynamo au Grand Palais (et ses affiches placardées dans tout le métro parisien), Soto à Beaubourg, voici enfin Julio Le Parc, exposé au Palais de Tokyo pour quelques jours encore, avec de nombreux autres artistes dans le cadre de Soleil Froid, thème des  expositions temporaires du Palais.
 
Et Julio le Parc vole (légitimement) la vedette aux autres artistes exposés, puisque la majorité des personnes se dirigent vers l’entrée singulière de son espace d’exposition, composée d’une forêt de miroirs mobiles à franchir (l’effet est d’ailleurs très déstabilisant). La caractéristique de l’art cinétique est de proposer des oeuvres en mouvement, et Julio le Parc pousse ce principe encore plus loin, en favorisant la participation du spectateur, combattant une certaine passivité face aux oeuvres. Si l’on voit tous de la même façon une oeuvre d’art traditionnelle telle une peinture ou une sculpture, nous la percevons tous différemment. Tandis que nous aurons tous notre propre vision d’une oeuvre de Julio le Parc, selon notre sensibilité face à la lumière, notre point de vue par rapport à l’oeuvre, offrant une perception totalement différente de celle-ci. Et l’on se prend très vite au jeu face à ces installations lumineuses, jouant le plus souvent avec le reflet de la lumière, sur de très nombreux supports ajustés à chaque fois de façon à offrir des résultats surprenants, techniquement et esthétiquement.
Plus que l’installation en elle même, les reflets constituent parfois le coeur de l’oeuvre.
Les installations sont ingénieuses, et le résultat obtenue par certaines est tout simplement bluffant. L’exposition se parcourt tel un palais des mystères dans une fête foraine, ou l’on se pose cette unique question avant chaque création « Que vais-je voir avec celle-ci, quel effet cela va avoir sur moi ? » Certaines vous feront véritablement tourner la tête, tandis que d’autres vous surprendrons par le résultat obtenu avec si peu de moyen, faisant de la lumière le matériau principal de l’exposition. Il est préférable de faire l’exposition à plusieurs, le fait d’échanger sur ce que l’on voit et l’on perçoit est très différent selon chaque création, et c’est ce qui fait la force de l’art cinétique, et des créations de Julio le Parc.
L’exposition dédiée aux oeuvres de Julio le Parc est riche et offre suffisamment d’oeuvres pour titiller les yeux de chaque spectateur, à travers des pièces entières jouant avec la lumière, des peintures psychédéliques simulant un mouvement et des installations gigantesques, plongeant une pièce dans une ambiance totalement unique. Elle attire les foules, notamment les familles qui peuvent sensibiliser les enfants à une approche différente de l’art, loin des visites rébarbatives organisées avec l’école. Une question me vient maintenant : Quel personnage avez vous frappé au sein de la salle de jeu, terminant l’exposition ?
J’ai aimé : 
 
– Une exposition dense.
-Des installations superbes, et qui ne se ressemblent pas.
-Certaines créations vraiment déboussolantes. 
-Accessible à tous (excepté les épileptiques).
-La faire, à plusieurs.
 
J’ai moins aimé :
-Le bruit de la salle de jeu,  qui résonne à travers toute l’exposition.
-C’est tout.

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