#023 // Van Gogh – Hiroshige , à la Pinacothèque de Paris.

Van Gogh, rêves de Japon, Hiroshige, l’art du voyage. La Pinacothèque de Paris confronte aujourd’hui deux artistes talentueux, dont les estampes de l’un, influencèrent par la suite, la construction des toiles de l’autre. Si vous avez quelques heures devant vous, prenez le temps de découvrir ces nombreuses oeuvres japonaises, pour ensuite les confronter aux magnifiques toiles de Van Gogh. Deux expositions à voir donc, la quantité est là. Quant est t’il de la qualité? 
Bonsoir, aujourd’hui nous allons nous pencher sur l’exposition Van Gogh et Hiroshige, se tenant à la Pinacothèque de Paris. Si le nom d’Hiroshige vous est inconnu, vous avez surement déjà vu ses estampes quelquepart, ou alors celles de Hokusai, avec sa célébrissime Grande Vague de Kanagawa. Le nom de Van Gogh lui, ne vous est pas inconnu, et c’est tant mieux, car de nombreuses oeuvres de ces deux artistes sont exposées, Hiroshige dans la Pinacothèque 1, celles du peintre néerlandais dans la seconde. Pourquoi exposer ces deux artistes ensembles ? Tout simplement parce que Van Gogh portait un intérêt considérable pour le Japon, et que les estampes japonaises eurent une grand influence sur la façon de construire ses oeuvres. Commençons donc par la Pinacothèque 1, dédiée aux estampes d’Hiroshige. Les oeuvres sont nombreuses, très nombreuses. L’artiste à produit énormément d’estampes, toutes aussi formidables les unes que les autres, riches en détails et d’une précision exemplaire. Ces oeuvres semblent empreintes d’une modernité, qui pourrait nous laisser penser qu’elles ont été produites il y à quelques années, mais non, ces oeuvres datent bien du milieu du XIXème siècle. Les thèmes abordés y sont nombreux, certaines estampes, représentant notamment des paysages nocturnes ou enneigées sont pour moi, les plus fantastiques de toutes. La vie de l’artiste est détaillée tout au long du parcours, et l’on ne se sens jamais perdu à travers ces centaines d’estampes exposées, le plus souvent expliquées en détails. MAIS. Oui, et c’est bien ce qui gâche en partie ce voyage au pays du soleil levant : La Pinacothèque 1. Que dire si ce n’est que le lieu d’exposition nous parait dépassé, sombre et mal entretenu, faisant honte aux oeuvres exposées, le mettant vraiment peu en valeur. On s’y sent vraiment mal, comme si les estampes étaient exposés dans un parking souterrain à moquette. Non merci, quel dommage. 
 Mais passons, il est temps maintenant de nous pencher sur la seconde pinacothèque, et premier constat et dieu merci, l’espace est beaucoup plus plaisant (et plus récent, également.) Cette exposition cette fois, consacrée à Van Gogh, est centrée autour de l’amour du peintre pour le japon, et pour l’influence des estampes d’Hiroshige sur le travail de l’artiste. Nous verrons donc à travers de nombreuses toiles de l’artistes, comment la construction de ses toiles s’est apparentée de nombreuses fois, à celle des estampes d’Hiroshige. Les nombreuses indications et lettres à Théo, nous plongent encore plus dans cette amour de l’artiste pour cette culture orientale, et l’on se prends au jeu d’y deviner à travers chaque toile, l’influence japonaise sur son travail. Si les oeuvres présentées ici ne sont pas les plus connues de l’artistes (vous avez le Musée d’Orsay pour les voir, entre autres), certaines sont véritablement fascinantes, et n’ont rien à envier aux créations les plus célèbres de l’artiste. L’exposition est vaste, comptez une bonne heure minimum pour en faire le tour. Petite touche négative malgré tout, le fait de ne pas avoir confronté directement les oeuvres de Van Gogh, avec celles d’Hiroshige, l’exposition se contentant d’afficher une belle pancarte en noir et blanc, nous renvoyant à la Pinacothèque 1 pour observer l’estampe qui à influencé telle ou telle toile de Van Gogh … c’est loin d’être pratique, très loin. Dernier mot, ne manquez sous aucun prétexte l’exposition photo de Denis Rouvre, Low Tide – Le Japon du Chaos. Gratuite, elle confronte des visages de victimes de cette tragédie à des photos de paysages ravagés. Croyez moi, le malaise vous saisi très vite, face à cette frontalité et ce regard de toutes les victimes, marquées par les nombreuses années d’un travail difficile. Bouleversant, cette exposition ne m’a vraiment pas laissé insensible.

Mon Avis :

 Il est assez rare de pouvoir voir autant d’estampes Japonaises à Paris du grand Hiroshige, et l’idée d’y exposer non loin Van Gogh, en se centrant sur les influences de l’artiste japonais, est vraiment intéressante. Si le prix assez élévé des deux expositions ne vous rebute pas trop, ainsi que l’espace glauque qu’est la Pinacothèque 1 , ces deux expositions risquent fort de vous plaire, et n’oubliez pas Denis Rouvre, s’il vous plaît, vraiment.

 J’ai aimé : 
Un nombre d’estampes à faire tourner la tête
 Exposition Van Gogh agréable à parcourir 
Nombreuses informations fournies 
Denis Rouvre, et ses photos bouleversantes.

J’ai moins aimé : 
Un prix assez élevé. 
La Pinacothèque 1, trop glauque. 
Estampes vraiment mal mises en valeurs 

2 réponses sur « #023 // Van Gogh – Hiroshige , à la Pinacothèque de Paris. »

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